Je connais beaucoup de personnes pour qui l'écriture est un vrai calvaire. J'en connais d'autres pour qui l'écriture ne l'est pas, elle est plutôt salutaire.
A vrai dire, je pense faire partie de la seconde catégorie.
Depuis que je sais faire des phrases j'ai du en écrire des kilomètres : des ébauches de roman, des poésies, des réflexions philosophiques, des coups de gueule, des coups de cœur, des listes, des essais...
Parfois j'ai versé mes sentiments sur des feuilles volantes, mais j'ai surtout rempli une cargaison de cahiers. N'ayant pas de préférence particulière, je fais avec ce qui me tombe sur la main : si j'ai été prévoyante je l'ai acheté en papeterie, apportant grand soin à la couverture (flashy pour le repérer facilement) mais aussi à la qualité du papier (ligné, qui ne fasse pas baver l'encre du stylo plume...) ; sinon j'ai pris le premier cahier de cours auquel il restait des pages. Le clavier n'a guère ma préférence : au cliquettement de mes ongles sur les touches, je préfère le glissement de la plume sur le papier (oui, parce que je n'apprécie pas plus que cela le stylo bille, que je réserve à la prise de notes pendant les cours !).
Le chuchotement de la plume sur le papier c'est comme une confidence : par l'écriture je vide mon esprit des pensées parasites mais je laisse aussi des traces de mes réflexions, bonheurs et angoisses. Je suis de ceux qui croient que l'écriture est une vraie thérapie, un réel moment de décontraction qui vaut bien un massage (sauf qu'un massage du cerveau ce n'est pas tellement évident !)...
Si j'aime l'effet apaisant de l'écriture, j'apprécie aussi beaucoup la relecture de ce que j'ai écrit voilà des années, pour réfléchir, voir le chemin parcouru, me rappeler les bons moments, tirer des enseignements des mauvais, etc.
Pourtant je n'ai pas gardé tous mes écrits. A l'adolescence notamment, j'avais peur (honte ?) que quelqu'un tombe dessus (surtout les pensées philosophiques...), j'ai donc préféré m'en séparer. D'autres m'ont été dérobés par un ex-petit ami peu scrupuleux...
Au final, il me reste très peu de mes carnets, peut-être 4 ou 5 carnets agrémentés de feuilles volantes. Celui de la photo, c'est l'actuel (bientôt fini...) que j'ai acheté avant de partir de Montréal. Ca ne se voit pas vraiment, mais il est pailleté par endroits. J'aime beaucoup les designs un peu « fille », sûrement parce que ça me rappelle les carnets de mon enfance, où je racontais mes journées d'école...
Les « journaux intimes », comme on les appelle couramment, font partie de ma vie au même titre que les cartes de vœux et d'anniversaire, les listes accrochées au frigo ou les post-it qui traînent un peu partout...
J'aime écrire... Et vous ?
Bibis d'amateur d'écriture