Ma bulle, mon univers
Ce texte est ma contribution à la consigne 38 pour laquelle il fallait commencer par "j'ai volé mon âme à un clown".
Le texte se devait d'être un peu farfelu, comme la chanson de Thiéfaine que vous pouvez écouter ici: Thiéfaine - Confessions d'un never been
Je voulais faire un texte un peu particulier. J'aurais voulu qu'on puisse lire chaque ligne l'une après l'autre ou bien finir avec sa propre sensibilité celles qui se terminent par des points de suspension.
Au final ce n'est pas trop ce que je voulais, mais maintenant c'est à votre tour de juger...
J'ai volé mon âme à un clown, construit mon univers à moi.
Fantasmagorique, j'entre dans ma bulle comme dans un réfrigérateur: trois petits pas comme autant d'idées éclectiques,...
Hermétique comme le nez en plastique du clown qui rit...
Pleure quand il faut partir vers des horizons moins poétiques qu'une terre où règnerait l'harmonie...
Le plaisir d'être là, où toutes les portes sont ouvertes à la folie.
La rationalité d'ici bas m'exaspère...
On ne peut plus rire de tout, de rien, des blagues, des situations cocasses...
Même fabuleuses, comme les songes d'enfants, peuplés d'aventures, de croisades...
De repères elfiques, toujours un peu magiques, souvent énigmatiques...
Comme cette phrase d'Eluard: "la terre est bleue comme une orange". Pourquoi pas ronde comme un carré...?
Un prisme? Prisme culturel dans lequel chaque facette de l'âme se reflète...
Dans un miroir noir, comme de l'étain, les phrases, réflexions défilent...
Rapidement les injures fusent: on ne me comprend pas...
Ni moi, ni l'art d'écrire, d'agencer les phrases.
Avec trois points de suspension à la fin, c'est l'imaginaire qui peut s'exprimer dans sa complexité...
Etre un prétexte à une pause dans la lecture...
Puis repartir, la ligne suivante, tout aussi délirante que la première...!
Mais moins que le monde du clown auquel j'ai volé son âme...
Par Louloute, Lundi 12 Fevrier 2007 à 18:48 GMT+2 dans Nouvelles en cascade (article, RSS)








