Matelot, les mots vous guettent
Le texte que j'ai écrit en suivant la consigne 37 du blog Paroles Plurielles.

(Image: Paroles Plurielles)
"Je suis un génie... Et je suis modeste."
Les mots de cet enfant résonnent dans ma tête, m'abrutissent même. Cet air satisfait lors de la remise de sa copie d'expression écrite me hante.
Comment bien noter pour ne pas le décourager, ni lui donner de faux espoirs?
J'ai tout de suite ressenti le potentiel de ce garçon: sans limites, sans bornes, sans même qu'il puisse y avoir de bornes à ses limites, toutes deux inexistantes.
Chacun de ses récits, de ses textes, est une invitation au voyage, à l'aventure.
Il joue avec les mots comme certains jouent avec la mer: il vogue toujours plus loin, se risque à préciser sa pensée, se rit du "qu'en dira-t-on?" et du jargon de l'écriture.
Tel un navigateur en mal de sensations fortes, chaque mot, chaque phrase écrite est le prétexte à un périple dans l'abime profond qu'est la réflexion.
Son imaginaire est un prétexte pour apprendre et découvrir: il pèse, voire sous-pèse, chaque paragraphe, s'enquiert de la meilleure tournure pour que le lecteur suive aisément ses idées.
Il manipule les forces, se rit des idées préconçues, tel un rameur se surpassant pour chaque défi, trop timide pour admettre sa fantaisie, mais trop téméraire pour y renoncer.
A vingt mille lieues sous les mers, cet enfant s'enferme dans une bulle, sa bulle, constituée de métaphores, allégories et autres figures de style.
Et c'est bien là le sujet de toutes mes préoccupations: à trop jouer avec l'océan qu'est l'écriture, il pourrait bien finir par se noyer...
Par Louloute, Dimanche 21 Janvier 2007 à 20:03 GMT+2 dans Nouvelles en cascade (article, RSS)








