Une libération salutaire
Il fait partie de ce que je ne ferai sans doute qu'une fois dans ma vie. Il est de ces choses pour lesquelles je m'investis, sans compter, pour arriver au meilleur. Il m'a donné des moments que je n'oublierai jamais, tant ils étaient forts.
Voilà des mois entiers que j'y travaille, parfois sans rien dire, d'autres fois en soupirant. Il m'est arrivée d'être dépitée, blasée voire découragée. Mais j'ai aussi été inspirée, motivée et fière.
Un grand moment dans la vie d'étudiant se termine pour moi aujourd'hui, suite à ma soutenance...

Depuis quelques temps déjà, le mémoire occupe une grande partie de mes pensées, de mon temps.
Hier j'en parlais encore, évoquant la soutenance une boule au fond de la gorge, le stress et l'angoisse se bousculant au portillon.
Alors ce matin, quand je me suis réveillée à 7h00, je m'attendais ressentir ce malaise. Mais non. Pour une fois dans ce genre de cas, j'ai pu prendre ma douche sans me ressasser ce que j'allais dire ou faire, me maquiller sans trembler dangereusement, prendre mon petit déjeuner sans avoir envie de vomir. J'ai même pu finir mon bol de céréales, c'est dire.
A 8h30 j'ai pris mon sac, j'y ai fourré ma fiche "au cas où", ma bouteille d'eau, mon téléphone portable. J'ai fermé la porte de l'appartement et on s'est rendues à l'école, Delphine et moi.
Toujours pas de stress, c'est bizarre.
On prépare la salle, on lance le vidéo projecteur et on attend la prof.
Elle arrive, il est 9h00. Pour une fois elle n'est pas en retard.
Elle s'installe, Delphine commence à parler pour présenter le plan de l'intervention.
Et puis c'est à moi.
La première phrase vient toute seule, les autres suivent. Tout est clair, je suis détendue, je m'étonne presque.
Toute la soutenance se passera comme ça, sans encombres.
La prof ne fera qu'une remarque négative, mais je n'arrive qu'à me rappeler des positives sur la bibliographie, la qualité rédactionnelle, la structuration, la méthodologie, la prestation orale.
Il est validé, et la note sera au dessus de 14/20.
Le poids retombe, on réalise, on se félicite... Puis on se dit: on en a fait un foin pour rien.
Mais au fond de nous, on sait très bien que "rien" c'est quand même une des fiertés de notre vie.
Chacun rentre chez soi, le sourire aux lèvres. C'est fini.
Dommage, c'était vraiment bien. 
Par Louloute, Lundi 18 Decembre 2006 à 16:42 GMT+2 dans Me, myself and I (article, RSS)









